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Témoignage

Comment favoriser l'autonomie des personnes âgées ?

Véronique, 60 ans, raconte combien il est important de s’occuper des aînés. Quotidiennement, elle rend visite à sa maman, Nicole, ne serait-ce que pour lui apporter une présence : le meilleur moyen de lui assurer une bonne santé mentale, selon elle.
Aussi elle complète ses visites avec l’aide d’une auxiliaire de vie : un équilibre parfait !

J’ai toujours eu des contacts réguliers avec ma mère, d’autant plus que nous habitons à 15 minutes l’une de l’autre. Mais c’est vrai que, depuis que mon papa est parti, il y a 3 ans de ça, je m’arrange pour aller la voir au moins 3 à 4 fois par semaine. Et ce, même si ce n’est que pour passer l’embrasser.

Aujourd’hui, bien qu’elle soit plus limitée dans ses gestes qu’avant, j’ai la chance de pouvoir dire que, du haut de ses 93 ans, maman est en bonne santé !

Alors évidemment, elle a des petits soucis de mémoire, comme beaucoup de personnes de son âge d’ailleurs. Parfois, elle me pose plusieurs fois la même question d’affilée…
Mais globalement, elle a toute sa tête et je dirais même qu’elle est particulièrement vive !
D’ailleurs, la dernière fois que le médecin est venu faire une consultation à domicile, il lui a demandé de compter à l’envers de 100 à 50 : je peux vous dire qu’elle a été tellement rapide, qu’elle nous a tous les deux scotchés !

À la fin de la consultation le docteur est venu me voir. Il m’a dit que je pouvais être fière d’être aussi présente pour ma mère. Plus encore, il a soutenu que c’était en partie grâce à moi qu’elle avait une bonne santé mentale et qu’elle gardait une certaine autonomie…
D’après lui, un grand nombre de personnes âgées sont isolées, et par manque de stimulation, perdent toute leur autonomie.

oeuf cocotte

Avant cette discussion, je dois avouer que je n’avais pas pris conscience à quel point les interactions sociales étaient essentielles à cet âge. Alors nous en avons discuté avec ma soeur et mes frères et nous avons décidé, qu’en plus de nos visites, nous prendrons les services d’une auxiliaire de vie. Un mois plus tard, nous avons accueilli une jeune étudiante espagnole qui étudiait les lettres à Paris.

Loréa est très sympathique et a pour mission de tenir compagnie à “notre Bonne-Maman” afin qu’elle ne se sente pas seule et puisse être aidée si elle en ressent le besoin notamment pour la préparation des repas.

Aussi, nous lui demandons de veiller à ce que les repas de maman soient bien réguliers et équilibrés. On la connaît notre mère, elle n’a plus d’appétit et est capable de tout pour diminuer les quantités qu’on lui donne.
Malheureusement, dès qu’elle ne mange pas assez, elle s’affaiblit beaucoup et perd l’équilibre…
Alors désormais, à chaque repas c’est une dose de protéines et “on ne discute pas” !
Si j’avais su qu’un jour ce serait moi qui déciderais pour ma mère…

À côté de ça on la laisse, dans la limite du raisonnable, s’occuper de son bel appartement qu’elle aime tant : arroser les fleurs, replacer ses bibelots (pour lesquels elle se passionne) ou faire son lit…
Cela paraît idiot, mais c’est justement ses petits plaisirs quotidiens qui permettent de la garder active et de la rendre heureuse !

Et une chose est sûre, le bonheur de notre Bonne-Maman on y tient !